En finir avec les illusions

En finir avec les illusions

Réunir en direct Réunir en direct - 8 jours

Cet article est tiré de Mobilettre, publication qui fait autorité. Citons le avant de faire un bref commentaire.

« Il y a un mois, plutôt discrètement (sic), la mairie de Paris repoussait à 2024 l’interdiction du diesel dans la capitale. Hier, Nicolas Hulot revenait sur l’échéance de 2025 pour ramener à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité. Enfin des pratiques politiques plus raisonnables de la part des hommes et femmes de pouvoir. Continuons! Il faut maintenant revenir sur les promesses effarantes du Grand Paris Express, sur ces lignes qu’on a indûment vendues en emblèmes des JO pour 2024 ».

Texte après texte, la mise sous tension des acteurs d’un secteur, collectivités comprises mais aussi les entreprises, est devenue une marque de fabrique française...avant de réajuster les objectifs et/ou les calendriers. Que l’on se souvienne de la loi sur l’accessibilité - les promesses d’un chamboule tout en seulement 10 ans. Sauf que la loi de 2005, a attendu ses décrets d’application, que ceux ci ont été attendus ..2 ans. D’où 8 ans seulement pour parvenir à l’objectif ! Considéré finalement comme irréaliste pour les « transports locaux », revu et corrigé. Si vite dit comment l’Etat a su mettre sous tension intenable les acteurs, dans un objectif pourtant louable, citoyen même : l’accessibilité des transports, des équipementiers etc.

Avec la transition énergétique, bis repetita ?

« Les Français demandent moins de rêve proclamé, plus de respect des engagements, reprend Gilles Dansart, rédacteur en chef de Mobilettre. « C’est le moment de sortir la politique du piège dans lequel elle s’est enfermée depuis tant d’années: la promesse démagogique. C’est un préalable avant de fixer, dans la foulée, de nouvelles ambitions et de planifier des solutions efficaces et innovantes ».

Las. Mais n’oublions pas: pour tout projet, il y a des lobbying, mais AUSSI des freins, des oppositions à tout changement. Arbitrer pour faire évoluer les choses est un art difficile.

Est-ce que les délais fixés pour la transition énergétique sont ils tenables? Je ne suis pas expert malgré deux ans maintenant de travail sur cette thématique et l’intéressante publication de la FNTV, Régions de France. Etc. et qui fait le point sur les énergies en présence.

Pour plus de pragmatisme, il faudrait sans doute deux choses (au moins) « vu de la fenêtre »: des applications décentralisées en premier lieu. Les impératifs fluctuent d’une région à l’autre au sein d’un objectif global : réussir la transition énergétique.

Tenir compte des modèles économiques et en particulier de ceux que sous tend la commande publique. Pourquoi ? On assiste à une réduction (prévisible ?) des durées de contrat et consécutivement une réduction de la visibilité pour les entreprises, grandes ou petites. Pour les moins grandes d’entre elles, pour les plus petites surtout, dans une activité très encadrée (transport en commun de personnes), c’est la politique d’investissement qui s’en trouve pénalisée voire elle devient impossible ! Et c’est sans vouloir développer ici la « guerre des prix » qui fait rage avec parfois une collectivité qui en vient à regretter son choix...

Eric RITTER
Directeur général de Réunir

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